Lisez un extrait du tome 1 de la saga Brûlure de Glace
Publié le Wednesday 15 June 2016 | 0 Commentaires

Découvrez l’un des extraits préférés d’Emmanuelle Nachin, l’auteure de « Tentation Interdite », le tome 1 de la série Brûlure de Glace

« Quand j’ouvris les yeux, Nora se tenait debout près du lit, enroulée dans une épaisse serviette blanche. Ses longs cheveux mouillés, tombant en cascade dans son dos, ruisselaient sur la moquette. Elle me regardait, les yeux brûlant d’un désir encore plus avide que celui de cette nuit, comme si, requinquée par la chaleur de l’eau, elle avait retrouvé une énergie encore plus vivace.
Elle se dirigea avec agilité dans l’obscurité vers le piano en bois sombre qui était installé de l’autre côté de la pièce, sans me quitter des yeux. Elle s’assit sur le petit banc, son regard toujours vrillé au mien. Elle posa ses mains délicates sur le clavier et quand ses doigts volèrent au-dessus des touches, une mélodie envoûtante s’échappa de l’instrument. Elle ondulait doucement au rythme de cette musique sensuelle. Son regard me fixait avec la même passion, lorsque sa serviette se décrocha, laissant ainsi apparaître son buste et ses courbes parfaites.
Son odeur enivrante qui atteignait mes narines, la vue de ce corps sublime et sa peau satinée par les milliers de gouttes d’eau qui dégoulinaient de ses cheveux ravivèrent mon désir avec intensité. Je n’arrivai pas à détourner mon regard, mais je luttai intérieurement pour ne pas bondir hors du lit et l’attirer dans mes bras.

Comme un écho à mes pensées, elle se leva, et, sans même rattraper la serviette qui tomba à ses pieds, elle vint se poster devant le lit, son regard ambre toujours profondément ancré dans le mien. Le désir devenait de plus en plus intense pour elle aussi, car je voyais des flammes rougeoyantes danser dans ses prunelles. J’étais pétrifié, et à la fois avide spectateur de la scène que son corps nu et mouillé m’offrait.
Elle posa un genou sur le lit et toujours silencieuse, remonta lentement jusqu’à moi, faisant bien attention de n’effleurer que les parties couvertes de mon corps. Quand, enfin, elle s’arrêta, elle était allongée sur moi, ses deux coudes encadrant mon visage, sa bouche à quelques centimètres à peine de la mienne ; ses cheveux tombaient sur mes épaules et chatouillaient mes joues, m’envoyant des effluves de fleur d’oranger. Mes mains se tenaient aussi loin d’elle que je le pouvais et je n’osais pas bouger de peur qu’accidentellement nos chairs ne se rencontrent. Je ne voulais pas respirer non plus.
Très vite, une chaleur torride envahit ma chair, et loin d’être désagréable, cette sensation nouvelle ne fit qu’accroître le désir que je ressentais et qui m’empêchait de réfléchir. Déjà, mon cerveau fonctionnait au ralenti ; incapable de détourner les yeux, je m’abandonnai à cette envie bientôt incontrôlable. Je la laissai me dominer petit à petit, à mesure que Nora, envoûtante créature nue sur moi, en tentatrice experte, m’entraînait vers ce plaisir défendu. Les flammes, qui jaillissaient de ses yeux toujours soudés aux miens, me firent comprendre que le désir la consumait tout comme moi.
Elle commença à onduler sur mon corps sur un rythme sourd, ses mains repartant à la découverte de mon anatomie. Elle dut sentir la complexité des sensations qui m’envahissaient, car un petit rictus de satisfaction se figea sur ses lèvres. Jamais sensation humaine ne fut aussi intense qu’en cet instant. Alors qu’une passion dévorante m’embrasait, je compris pourquoi tant d’hommes perdaient la raison pour une femme.

Bougeant toujours avec une extrême sensualité sur moi, elle souffla légèrement en direction de mon oreille. Je tressaillis dès que cette haleine parfumée chatouilla mon lobe, imaginant un instant que c’étaient ses lèvres qui l’effleuraient. Puis, doucement, elle dirigea son souffle vers mon cou et une nouvelle onde de chaleur me submergea. La tension qui habitait mon corps devenait de plus en plus difficile à contrôler, mais je tentai de résister tant que je m’en sentais encore capable.
— Nora, arrête ça.
Je n’en avais pas envie, mais je ne voulais pas que la frustration grandisse. Elle ne m’écoutait pas. Quand elle dirigea ses lèvres vers les miennes, tellement proche que le moindre mouvement me permettrait de goûter une nouvelle fois à la douceur de cette bouche sensuelle, elle expira sur mes lèvres. Ce souffle vint chatouiller ma langue et raviver le goût de sa peau que mes papilles avaient précieusement gardé en mémoire. Cédant à une pulsion maintenant incontrôlable, je la fis basculer sur le dos et vint écraser son corps fragile sous le mien.
— Nora, non… »

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